Beaucoup d’auto-dérision, énormément d’honnêteté, d’humour, pas mal de talent : tels sont les ingrédients réunis par Laura Park dans son travail d’auteure de bande dessinée. L’autobiographie, encore elle, est une fois de plus au premier plan de l’approche créative de cette jeune auteure, qui a décidé de partager avec son lectorat la nouvelle d’un cancer de la thyroïde, en 2012. On pourrait alors imaginer sombrer dans un insupportable pathos, mais il n’en est rien : l’humour exquis et sans concession qui règne dans ses dessins est toujours au rendez-vous, que cela soit lorsqu’elle partage avec nous son opération ou mieux encore, la découverte de la facture de soins hospitaliers…

C’est alors que l’on se rend compte que le travail de Laura Park possède cette facette restée discrète durant tout ce temps, mais qui n’était jamais très loin : l’observation du quotidien, des détails, du monde qui l’entoure, sa critique même, voilà qui donne un autre goût aux carnets de bord et au journal presqu’intime de l’artiste.

Son travail délicat et à la fantaisie ancrée dans le réel est doublé d’une très belle maîtrise de l’encrage et de la colorisation au pinceau. Le tout lui a a valu d’être récompensée par un Ignatz Award et nommée pour un Eisner Award.
Laura Park fait partie du Trubble Club, un collectif de dessinateurs de Chicago. Elle a illustré plusieurs ouvrages pour la jeunesses maintes fois primés et récompensés (Middle School et I Funny, écrits par James Patterson) et ses bandes dessinées ont été publiées notamment dans les revues Mome, Superior Showcase, the Best American Comics, Anthology of Graphic Fiction, Vice magazine, saveur.com, and Nickelodeon magazines.
Elle vit aujourd’hui en France. Plusieurs très bonnes nouvelles arriveront prochainement pour les amateurs de cette autrice rare mais essentielle.

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