Mayumi Otero et Raphael Urwiller, qui forment le duo de design graphique/illustration Icinori, sont aussi aux commandes d’une petite structure d’édition éponyme remarquée pour la qualité des brillants objets qu’elle a produit ces derniers mois.

À l’occasion de Pierre Feuille Ciseaux #3, ils coordonneront pendant la semaine de résidence un projet collectif invitant tous les auteurs présents autour d’un projet d’édition sérigraphié, qui après avoir été produit en toute fin de semaine derrière les murs de la Saline royale, sera présenté et proposé au public le week-end.

Mayumi Otero et Raphaël Urwiller. Les compositions visuelles du collectif réinvestissent les anciennes techniques d’impression telles que la gravure et la sérigraphie. Par le biais de publications assistés par ordinateur, Icinori confronte ainsi délibérément les styles et les techniques. Le dessin, tension entre l’outil numérique et le support papier, est invariablement à l’origine de leur production.” (Etapes.com)

“Les éditions Icinori, créées par Mayumi Otero et Raphaël Urwiller, sont issues d’une volonté de recherche, de défrichage et de partage d’une passion pour le dessin, le livre et l’image imprimée.

Leur travail repose sur la sérigraphie ou la gravure, techniques d’impression manuelles au rendu puissant, où l’attention est portée à la fois sur le trait et la couleur. Leur univers et ceux de leurs invités se développent à travers estampes et livres-objets, fruits des expérimentations réalisées au sein de cet espace de liberté privilégié.

Le duo d’Icinori construit son univers en diagonale, tentant de piéger l’objet livre tout comme ses propos, parfois à la marge du livre jeunesse, mais toujours habité par une volonté d’indépendance. Le duo tente d’ouvrir un champ de possibles, un domaine, de se créer un territoire à la fois ludique et exigeant. Il ancre ses travaux dans des influences parfois antagonistes, alliant l’exigence de la forme simple constructiviste aux lignes chargées des graveurs du XIXe. Fascinés par l’imagerie populaire – des estampes japonaises aux images d’Épinal, en passant par les boîtes d’allumettes anciennes –, ils en jouent et se reconstruisent un monde graphique personnel et actuel, associé à un travail soutenu de la couleur.” (My Monkey)