Les Rendez-vous du Livre de l’île de Ré, troisième édition !

Le mois prochain et durant une quinzaine de jours, l’Île de Ré sera en effervescence autour du livre et accueillera bon nombre d’autrices et d’auteurs pour y contribuer : c’est le moment où tout le monde se retrouve aux Rendez-vous du Livre, édition 2018 !

Pour cette troisième édition, et comme à l’accoutumée, pléthore d’animations diverses et variées se succéderont sans faillir. Des lectures, des ateliers, des rencontres, des expositions, des ateliers, des expériences, des spectacles etc, avec en ligne de mire le vaste sujet qu’est la science.
Ou plutôt : Les scienceS ! Il y en aura pour tous les goûts et pour tous les âges, avec une dizaine d’autrices, d’auteurs, d’illustratrices, d’illustrateurs, de scientifiques, qui se relaieront aux côtés des bibliothécaires des dix communes de l’Île de Ré, dans les bibliothèques et médiathèques, les écoles et accueils de loisirs, les sites patrimoniaux, les salles municipales et chez/avec différents partenaires, on pense notamment à nos collègues libraires La Mouette Qui Lisait à La Couarde et la librairie itinérante Le Serpent d’Étoiles.
Seront donc présents Katy Couprie, Laurent Audouin, Isabelle Simler, Judith Gueyfier, Jean-Baptiste de Panafieu, Michel Le Van Quyen, Daniel Casanave, Emmanuel Chanut, Richard Heidmann, et bien d’autres encore.

Pour clôturer le tout, une grande Fête du Livre aura lieu le dimanche 18 novembre à Sainte-Marie-de-Ré (espace des Paradis), en la présence des auteurs cités ci-dessus, et avec un programme riche en découvertes de tous ordres.

RDV du Livre 2018 - visuel

On attire l’attention des sympathisants des actions proposées par l’association ChiFouMi sur quelques rendez-vous précis auxquelles on a modestement contribué aux côtés de nos nombreux partenaires rétais :

• D’abord, une vaste exposition du magnifique travail de Katy Couprie, “Rétine, rêve, réveil » :
Sa curiosité pour le corps et son goût immodéré pour l’univers des livres anciens d’anatomie ont conduit Katy Couprie à réaliser son Dictionnaire fou du corps et sont le propos de l’exposition. Les dessins et gravures originaux présentés au public nous entraînent ainsi dans son émerveillement pour le corps humain et la fascination qu’exercent les images de celui-ci. Sublimées par le cadre historique de l’ancien hôpital Saint-Honoré, ses œuvres dialoguent avec les reproductions de planches anatomiques anciennes conservées au Musée de l’école de médecine navale de Rochefort.

Exposition du mardi 6 au dimanche 18 novembre, de 10h à 12h et de 15h à 18h (fermé les lundis, le dimanche 11 et le jeudi 15 novembre), accès libre, Ancien Hôpital Saint-Honoré, Saint-Martin-de-Ré.
Visites commentées : tous les jours d’ouverture à 15h, les samedis et le dimanche 18 à 11h et 15h (sauf les 15 et 16 novembre).
+ Atelier gravure avec Katy Couprie : au cœur de l’exposition “Rétine, Rêve, Réveil”, expérimentez les techniques de gravure avec Katy Couprie, en vous inspirant des illustrations de son Dictionnaire fou du corps. Le samedi 17 novembre à 10h30, accès libre sur inscription : Communauté de Communes de l’Ile de Ré : 05.17.83.20.93.
+ Causerie anatomique ! Rencontre avec Katy Couprie et Denis Roland, du Musée de l’école de médecine navale de Rochefort, autour de la représentation du corps depuis le XVIIe siècle. Le jeudi 15 novembre à 19h, accès libre sur réservation.

 

• Un ou deux moments avec Daniel Casanave et notamment une Promenade dessinée : le concept est vraiment simple mais drôlement sympathique. Promenez-vous dans les ruelles de Sainte-Marie-de Ré et suivez Daniel Casanave. Entrecoupée de pauses dessinées, cette balade vous fera (re)découvrir les paysages et le patrimoine de ce charmant village. Le tout en compagnie d’un auteur de bande dessinée à la curiosité bien trempée, qui a travaillé sur MacBeth que sur Flaubert, sur Nerval que sur Jarry (et Ubu, pardi),  sur Verlaine ou Attila, excusez du peu ! Mais on se penchera également sur le collaborateur d’Hubert Reeves, depuis quelques albums réalisés ces dernières années…
A l’occasion du grand salon du dimanche 18 novembre, départ à 11h, rendez-vous à Sainte-Marie-de-Ré, Espace des Paradis. N’oubliez pas vos baskets et vos crayons bien taillés !

• Un rendez-vous pour les ados de toutes tailles : « A la conquête de Mars« .
Au travers d’un jeu de rôle et d’une lecture en bibliothèque, les Centres Ados de l’Ile de Ré exploreront la planète Mars avec le spécialiste Richard Heidmann. Ce dernier, également spécialisé en propulsion spatiale, viendra à la rencontre des adolescents.
Et le mercredi 14 novembre, l’association ChiFouMi propose un grand atelier fanzine qui explorera, de manière intuitive et ludique, les possibilités ouvertes par la lecture du livre de Richard Heidmann : entre vrais non-scientifiques (avérés !), on explorera Mars en écrivant, en dessinant tous ensemble, puis on photocopiera, on découpera, on assemblera le tout pour faire un fanzine complètement martien (sur inscription, Centres Ados de La Flotte).

• Un atelier participatif « Ramène ta science ! » proposé par l’association ChiFouMi, la bibliothèque de Saint-Clément-des-Baleines et Le Phare des Baleines, où nous demanderons aux plus curieux de vouloir se prêter à notre activité basée sur l’enthousiasme et l’émulation, et puis sur les connaissances de chacun, aussi !
Scientifiques en herbe ou confirmé.e.s, c’est le moment de ramener votre science ! Sautez dans l’inconnu en venant partager vos connaissances, précises ou complètement brouillonnes, avérées ou largement douteuses, sur un sujet qui ne vous sera dévoilé qu’une fois sur place. Ni internet, ni livre, ni appel à un ami ne vous seront autorisés, on verra entre nous de quelle manière on vérifiera un peu notre niveau de connaissances sur un sujet précis… Oui mais lequel ?
Allez, on vous donne peut-être zéro indice, mais par contre on vous invite toutes et tous à nous retrouver au Phare des Baleines, à Saint-Clément-des-Baleines, le mardi 13 novembre à 19h (pétantes, comme on dit !). Et si vous avez peur d’avoir un peu froid avec vos gros pulls et votre curiosité en écharpe, soyez soulagés : pour clôturer ce remue méninge collectif, une soupe vous est offerte !
Sur inscription : Bibliothèque de Saint-Clément-des-Baleines : 06.40.59.55.48 (il est conseillé de se munir de vêtements chauds !)

Les Rendez-vous du Livre, du 5 au 18 novembre 2018 sur l’Ile de Ré !

 

Nous sommes les gens de qui nous parlons : l’art d’Emmanuel Guibert • Partie 8 et fin : Passage Alan Cope.

« Nous sommes les gens de qui nous parlons », c’est le titre (emprunté à une citation d’Alan Ingram Cope) d’une articulation publique autour de l’œuvre de l’auteur de bande dessinée Emmanuel Guibert, sur le territoire de l’Île de Ré de septembre 2017 à juin 2018.

Eh bien voilà, c’est fait : depuis ce samedi 12 mai 2018, au cœur du petit village de Saint-Martin-de-Ré, et plus précisément au pied de la maison où le vieil américain passa les vingt-cinq dernières années de sa vie (de son arrivée sur Ré en 1974, à sa mort en 1999), l’on peut désormais trouver le Passage Alan Cope.

Emmanuel Guibert, l’artisan de cette forme de reconnaissance tardive pour un homme que beaucoup perçoivent avant tout comme un personnage de bande dessinée, était bien évidemment présent, tout comme l’était la famille Cope dont les membres avaient fait le déplacement d’un peu partout en France.
Monsieur Déchelette (maire de Saint-Martin), Julia Dumoulin-Rulié (directrice du Musée Ernest Cognacq), Christelle Rivalland (adjointe de direction et régisseur des collections du Musée Ernest Cognacq), une partie de l’équipe de L’Association (l’éditeur de la saga de La Guerre d’Alan), étaient également réunis à cette occasion pour laquelle de nombreuses lectrices et lecteurs rétais s’étaient également donnés rendez-vous. Il y eu un peu de pluie (mais pas tant que ça), quelques absents regrettés (mais excusés), pas mal d’émotion (doux euphémisme), beaucoup de sourires (parce que c’était un chouette moment).

L’association ChiFouMi, qui a contribué à porter cette proposition auprès de la municipalité de Saint-Martin-de-Ré, remercie mille fois toutes les personnes qui ont permis à l’apparition de cette nouvelle petite plaque forte en puissance symbolique : outre Mr Déchelette, nous exprimons à travers cette modeste petite publication sur notre site tous nos remerciements à l’égard de l’équipe du Musée Ernest Cognacq, curieuses et curieux dès le premier jour de notre proposition guibertienne et dont l’enthousiasme n’a jamais cessé au fil des semaines et des mois de notre collaboration autour de l’exposition consacrée aux livres eux-même consacrés à Alan. L’on adresse nos remerciements amicaux à nos ami.e.s sympathisant.e.s rétais.e.s de ChiFouMi sans qui tout aurait été bien plus compliqué !

Et bien entendu, on remercie Emmanuel Guibert de faire d’aussi beaux livres, et d’être la belle personne qu’il est.
Hip hip hip, hourra !

Inauguration Passage Alan Cope Saint-Martin 2018 - 06

Inauguration Passage Alan Cope Saint-Martin 2018 - 02
Une bonne partie de la famille Cope : trois générations présentes sur cette photo !
Inauguration Passage Alan Cope Saint-Martin 2018 - 03
E. Guibert, J.Dumoulin-Rulié (Musée Ernest Cognacq), P. Déchelette (Maire de Saint-Martin), J. Misserey (ChiFouMi) et Y. Cope.

Inauguration Passage Alan Cope Saint-Martin 2018 - 04

Inauguration Passage Alan Cope Saint-Martin 2018 - 05

Inauguration Passage Alan Cope Saint-Martin 2018 - 08
Emmanuel Guibert accompagné par la délégation de L’Association.
Inauguration Passage Alan Cope Saint-Martin 2018 - 07
Merci aux nombreux coups de main précieux de nos amis rétais !

passage alan cope - visuel


(merci pour les photos : June & Charlotte Alibert pour ChiFouMi, François Gourmel, Céline Merrien)

(une proposition de l’association ChiFouMi et du Musée Ernest Cognacq de Saint-Martin-de-Ré, avec le soutien de la ville de Saint-Martin-de-Ré ainsi que du réseau Efigie et de du9.org)

Rencontre avec Tanx, Nicolas Moog et Gilles Rochier le samedi 26 mai à La Couarde et à La Rochelle.

L’association ChiFouMi, les librairies Les Rebelles Ordinaires (librairie à La Rochelle) et La Mouette Qui Lisait (librairie à La Couarde-sur-mer) et La Part Des Anges (bar à vins à La Couarde-sur-Mer) s’associent le temps d’une rencontre autour de trois autrices et auteurs d’une « autre » bande dessinée : Tanx, Nicolas Moog et Gilles Rochier seront présents le samedi 26 mai à La Mouette Qui Lisait à La Couarde, de 11h à 14h, pour un apéro-rencontre autour de leurs nombreux livres, puis de 16h à 20h aux Rebelles Ordinaires à La Rochelle.

Identifiés comme dignes représentants d’une bande dessinée qui explore autant la critique sociétale que les bonnes vieilles vannes qui claquent derrière la nuque, leur approche commune d’une écriture aux antipodes de la « bd à papa » (ainsi que leur belle générosité envers leur lectorat) nous a donné envie de provoquer ce moment.
Au programme : des récits de vie à hauteur d’homme/de femme ; une fibre contestataire parce que l’époque ne laisse guère le choix ; un humour ravageur et un sens de l’auto-dérision acerbe et sans pitié.

Le tout entre un verre et une pile de chouettes livres, rendez-vous le samedi 26 mai !

MOOG ROCHIER TANX - LA COUARDE - webfly
Et puis, donc :
MOOG ROCHIER TANX - LA ROCHELLE - webfly

• sur facebook, « l’événement » (woouuh ! ouaaah !) à La Mouette Qui Lisait / La Part Des Anges à La Couarde est ici-même (clic !).
• toujours sur facebook, « l’événement » (oooooh ! aaaaaah !) aux Rebelles Ordinaires à La Rochelle est exactement là (clic aussi !).

Paper is not dead #3, une nouvelle exposition du Musée des Maisons Comtoises.

Il y a des habitudes que l’on aime à prendre, chez ChiFouMi : celle qui consiste à répondre favorablement à l’invitation du Musée des Maisons Comtoises de Nancray (25) à rejoindre la nouvelle édition de leur grande exposition collective Paper Is Not Dead en est une, par exemple.
Après les réussites des deux éditions précédentes (en 2014 et en 2016), nous avons évidemment répondu présent -tout comme plus de quarante artistes et collectifs- en proposant au public un focus sur trois approches différentes d’utiliser le support papier (car c’est tout de même le thème de cet élan doubiste, s’il fallait encore le rappeler) dans le monde de la bande dessinée contemporaine ou du fanzinat d’aujourd’hui. Au programme, donc : le papier découpé -celui des vieux comics- réutilisé dans de fascinants et vertigineux montages ; le papier jamais identique (dans sa matière, dans son format, dans sa pagination) d’une série de fanzines auto-publiés ; et une série de publications en bande dessinée qui se plie, se déplie et se complète dans un dédale de bâtiments à lire.

Paper Is Not Dead 3 - montage ChiFouMi

Samplerman / Yvan Guillo [site]
En dehors des circuits tracés, bien loin des conventions, s’agitent sans relâche les nombreux rouages de la grosse machinerie underground. Le fanzinat comme moyen ET comme fin : voilà qui figure bien souvent dans le parcours de bon nombre d’auteurs œuvrant dans la scène alternative et/ou indépendante de la bande dessinée. Mais parfois, il ne s’agit pas de pis aller, ni de solution de repli ; la marge est ainsi champ de manœuvre, le meilleur qui soit.
C’est précisément là que l’on retrouve Yvan Guillo, à explorer depuis 25 ans les limites de son terrain de jeu. Ses premiers fanzines auto-produits datent du début des années 90 mais les nombreuses balises qu’il sème au gré de diverses publications alternatives bien identifiées tracent un parcours que l’on serait tentés de vouloir résumer à celle d’un auteur underground comme on en croise régulièrement. Puis, aux alentours de 2010, son opiniâtreté et son intérêt pour la forme bande dessinée le singularisent via un projet dont la portée va lui échapper assez vite.
Nourri de bande dessinée tout autant que de poésie, de radio, d’abstraction, de surréalisme, Samplerman est une évolution logique aux explorations narratives de son auteur, bien décidé à en découdre avec l’espace inter-iconique (et les diverses formes de réalité non-linéaire que l’on saura y trouver). Puisant à certaines racines de la bande dessinée classique (les comics mainstream des années 50, principalement), Yvan Guillo pousse les limites de la distortion et produit une forme expérimentale hypnotique et passionnante, qui n’en finit plus de fasciner. Les motifs, le cut-up, l’itération, la critique et la réalité s’y bousculent avec fracas, dans un tourbillon sensoriel qui bouscule la notion d’avant-garde dans le domaine de la narration séquentielle.

Lunatic Fringe / Boris Krommendijk. [site]
Le parcours artistique de Boris Krommendijk ressemble à un curieux jeu d’équilibriste entre les multiples pratiques d’expression de soi qu’il exerce depuis des années. Le point d’orgue de tout cela serait d’ailleurs précisément un croisement de plusieurs notions, idées, états d’esprits avec lesquels l’artiste refuserait de choisir : on oscille entre la poésie du quotidien et la critique sociétale d’un monde inacceptable, on hésite à ranger ses productions du côté d’un militantisme un brin nihiliste ou la collection d’images simples, pures, solaires et candides.
Entre un programme de création radiophonique et une série de clichés photographiques, il s’aventure occasionnellement sur le terrain de l’édition. Pas n’importe laquelle : celle que l’on choisit, celle dont on détermine les tenants et les aboutissants, celle que l’on peut maîtriser un minimum plutôt que de se contenter de voir son œuvre adaptée, déformée, modifiée. L’auto-édition était donc la seule issue satisfaisante pour que Krommendijk partage certains de ses travaux. La forme de Lunatic Fringe est changeante d’un numéro à l’autre, dévoilant l’impossibilité pour l’auteur de se cantonner à un registre figé. Le matériel et la technique de reproduction employée sont ceux de la débrouille. Le contenu, lui, est une suite d’instants de grâce reproduits en copie laser sur un papier qui trahit la bricole ; bricole revendiquée comme tel, aux antipodes de la satisfaction de celles et ceux qui ne font que parle, et avec la modestie de celles et ceux bien trop occupé.e.s à « faire ».

Façades / Wieland Bosma, Léo Duquesne, Léa German, Adrien Houillère, Pierre Jeanneau, Victor Lejeune et Ludovic Rio (éditions Polystyrène). [site]
L’histoire du collectif Polystyrène ressemble à celle observée mille fois : une bande d’amis d’école d’art décident de se réunir autour d’objectifs communs, et de se lancer dans la petite édition pour concrétiser certains de leurs élans créatifs. A un détail près : lorsqu’en 2010 naissent les éditions Polystyrène, les dits-étudiants sont rompus à la pratique de la déconstruction narrative, connaissent l’expérimentation formelle en bande dessinée comme personne, et font montre d’une imagination et d’un enthousiasme rarement observés dans le giron de la micro-édition.
Que cela soit pour donner vie à leurs propres travaux ou pour publier des projets leur semblant pertinents (ou irréalisables, on se le demande parfois), la poignée d’éléments moteurs n’en finit pas de donner vie à un catalogue qui ressemble davantage à un cabinet de curiosités en papier qu’à une liste de références semblables les unes aux autres. Après plusieurs productions casse-tête dont on imagine pas qu’elles puissent avoir été réalisées ailleurs que sous leur aile bienveillante, la dernière sortie marquante est une collection à part entière : la série Façades aligne différents leporello représentant chacun un bâtiment en vue de coupe. Chaque autrice, chaque auteur participant doit utiliser cette contrainte formelle en la laissant évidemment infuser le récit qu’elle/il décidera de nous raconter, en s’en tenant à cette forme précise. Le but avoué étant que les sorties se suivent (six à ce jour) et forment, une fois réunis, une ruelle, un quartier grouillant de vie(s).

Vous pouvez télécharger le dossier de presse qui vous présentera l’ensemble des artistes exposés en cliquant sur le visuel ci-dessous :

Paper Is Not Dead # 3 - visuel Musée Maisons Comtoises Nancray
Paper Is Not Dead #3, c’est du 1er avril au 7 juillet 2018 au Musée des Maisons Comtoises de Nancray, à côté de Besançon ! Pour des infos plus précises et complètes : leur site est ici et leur page facebook ici.

Emmanuel Guibert : le dessin comme écriture – exposition FIBD Angoulême 2018

ChiFouMi a été invité à contribuer au bel effort consistant à montrer l’étendue du talent d’Emmanuel Guibert, œuvre sur laquelle nous planchons depuis déjà plusieurs mois du côté du territoire de l’Île de Ré.
Cette fois, c’est au Festival international de la bande dessinée d’Angoulême que ça se passe, et on espère bien évidemment vous y retrouver !
L’exposition est encore ouverte au public jusqu’au 25 février 2018, toujours à La Cité (Mezzanine Calvo) : l’occasion de passer par Angoulême prochainement ?  😉

E.Guibert FIBD expo 2018


 »Lauréat en janvier 2017 du Prix René Goscinny, qui récompense l’œuvre d’un scénariste de bande dessinée, Emmanuel Guibert s’adresse, à travers ses différents livres, à des lecteurs de tous les âges. Retour sur l’œuvre d’un auteur chez qui l’écriture se construit simultanément en images et en mots.
Les œuvres d’Emmanuel Guibert nourissent des expériences de lecture à part. Avec sensibilité, minutie et affection, l’auteur parvient à se glisser dans l’intimité de ceux qui lui sont proches pour mieux les sublimer par son geste créateur. Le photographe Didier Lefèvre, dans Le Photographe (Dupuis), l’ancien soldat américain Alan Ingram Cope dans La Guerre d’Alan, L’Enfance d’Alan et Martha & Alan (L’Association), sont ainsi devenus les héros simples mais édifiants de récits où biographie et autobiographie fusionnent dans un continuum indémêlable.
Si l’auteur travaille depuis plus de 20 ans à une œuvre protéiforme, c’est son travail de scénariste qui est mis à l’honneur dans l’exposition consacrée au lauréat du Prix René Goscinny 2017.
Emmanuel Guibert écrit depuis 2002 les scénarios de Sardine de l’espace (Dargaud), en compagnie de Joann Sfar et de Mathieu Sapin, après avoir créé en 1999, dans les pages du mensuel J’aime lire, une autre série jeunesse aussi remarquée qu’appréciée : Ariol, dessinée par Marc Boutavant (BD Kids). Guibert s’est inspiré de ses propres souvenirs d’enfance et d’école pour imaginer les aventures de ce petit âne bleu attachant, qui a un donné lieu tout récemment à un spectacle associant musique et dessin, l’Ariol’s Show, qui sera présenté au Festival…

Le Prix René Goscinny Prix du scénario

En 2017, le Festival International de la Bande Dessinée et l’Institut René Goscinny ont remis à l’honneur le Prix René Goscinny, qui a pour vocation de mettre en lumière le travail des scénaristes de bande dessinée. Le lauréat, désigné par un jury, reçoit le prix lors de la présentation de la programmation de la 45e édition du Festival, le 30 novembre 2017.
Créé en 1988 par Gilberte Goscinny, le Prix s’inscrit dans l’esprit et le prolongement de l’action menée par René Goscinny. Grâce à son immense talent, le cocréateur et scénariste d’Astérix, d’Iznogoud, du Petit Nicolas ou encore de Lucky Luke a révélé l’importance du scénario dans la bande dessinée.
Il lui a donné la place qu’il mérite, en imposant notamment la signature du scénariste aux côtés de celle du dessinateur. Le Prix, fidèle à sa vocation originelle, est attribué à un jeune scénariste pour un album paru dans l’année, ou à un scénariste confirmé pour sa contribution à un album en particulier.
Il peut également couronner un scénariste pour l’ensemble de son œuvre. Le scénariste primé reçoit un trophée en bronze, œuvre originale de l’artiste français Robert Combas, qui figure un assemblage de lettres qui forment le mot « Scénario ». Un an après la remise du Prix, le lauréat se voit consacrer une exposition, réalisée par le Festival en partenariat avec l’Institut René Goscinny, dans le cadre de la programmation officielle du Festival. »

Vaisseau Mœbius • Mezzanine Calvo du 25 au 28 janvier 2018
Co-production : 9e Art+ / FIBD et l’Institut René Goscinny
Commissariat : Julien Misserey et Stéphane Beaujean

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